Réductions des risques

 HAS • Agir en premier recours pour diminuer le risque alcool : repérer tous les usages et accompagner chaque personne • juillet 2023
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Annexe 8. Principes, objectifs, outils et actions pratiques en matière de réduction
des risques et des dommages (RdRD) liés à l’usage d’alcool appropriables par tout
professionnel de premier recours
La RdRD alcool, c’est quoi ?
La réduction des risques et des dommages en matière d’alcool est une approche qui s’intéresse aux
habitudes de consommation d’alcool des personnes. Cette approche ne vise pas l’arrêt ou la diminution
des consommations mais plutôt à évaluer les risques et à chercher des solutions pour les réduire.
Elle peut se décliner à tout moment, pour toute personne, dans toutes les situations de consommation.
La RdRD alcool aborde la réalité des consommations et cherche à agir de manière pragmatique pour
améliorer la santé et le bien-être des personnes consommatrices.
L’objectif principal de cette approche est d’intervenir dans la vie réelle des personnes pour agir positivement
sur leur qualité de vie. Elle reconnaît l’expertise des personnes en encourageant une approche
collaborative pour réduire les risques pris ou encourus et en proposant aux personnes une réflexion
sur leurs pratiques de consommation. Ce processus peut être accompagné par un professionnel.
La RdRD alcool promeut l’inclusion et la déstigmatisation des personnes concernées. Elle implique un
changement des représentations sociales liées au produit alcool et aux personnes qui consomment.
Elle implique des postures humanistes.
Depuis 2016, la RdRD alcool est intégrée dans les politiques de santé publique. L’article L. 3411-8 du
Code de la santé publique et la loi de modernisation du système de santé n° 2016-41 ont en effet élargi
le champ de la RdRD au tabac et à l’alcool. En alternative aux soins médicaux traditionnels mis en
difficulté (dont les échecs de sevrage), la RdRD en matière d’alcool qui tendait à s’adresser préférentiellement
aux personnes en situation de TUA accompagne en réalité tous les usages (quels qu’ils
soient, tels qu’ils se présentent et quelle que soit la situation de la personne) en considérant pour
chaque personne des perspectives positives toujours possibles.
Objectifs principaux
 Lutter contre le non-recours aux dispositifs d’accompagnement et de soin :
 en s’adaptant aux besoins spécifiques des personnes en difficulté avec leurs consommations
d’alcool ;
 en les aidant à accéder aux aides correspondant à leurs besoins spécifiques.
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour faciliter l’accès aux dispositifs
d’accompagnement des personnes en difficulté avec leur consommation d’alcool
Le non-recours aux dispositifs d’accompagnement et de soin concerne les personnes qui rencontrent
des difficultés pour accéder aux dispositifs d’aide et d’accompagnement ou qui ne les sollicitent pas
du fait de leur consommation d’alcool.
Cette forme de non-recours peut être liée à la méconnaissance des dispositifs et des propositions
d’accompagnement disponibles, mais également, voire majoritairement, à la peur du jugement social
et à la crainte d’une stigmatisation de la part des professionnels ou d’être jugé ou rejeté.
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La prise en compte de ces facteurs est essentielle pour adapter l’accompagnement aux besoins de
chacun et ainsi favoriser l’accès aux soins pour tous.
Pour lutter contre ces formes de non-recours observées chez les personnes en difficulté avec leur
consommation d’alcool, il est donc important de repérer leurs besoins spécifiques et de s’y adapter.
 OEuvrer par tout moyen, et pour tous et chacun, à réduire les risques liés aux usages
d’alcool :
 en repérant les pratiques, les contextes de consommation et les risques pris ou encourus ;
 en soutenant chaque personne dans une démarche de sécurisation des risques.
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour aider la personne à identifier
ses risques et élaborer des actions préventives visant à les réduire
En termes de santé publique, oeuvrer pour une diminution du risque alcool implique de mettre en place
des actions visant à réduire les risques sanitaires et sociaux liés à la consommation d’alcool. Ces
actions doivent pouvoir s’adresser à chaque personne, de manière individuelle et personnalisée, quel
que soit son niveau de consommation.
Pour atteindre cet objectif, il est important d’identifier les pratiques et les contextes de consommation
d’alcool qui présentent des risques. Cela permet de mieux comprendre les comportements et les situations
à risque et ainsi de cibler les actions préventives ou de sécurisation.
En conséquence, il est essentiel d’ouvrir l’échange et de soutenir chaque personne dans une démarche
de gestion des risques encourus ou pris (pour lui-même et son entourage). Cela passe notamment
par la fourniture d’informations claires et adaptées sur les moyens de réduire les risques
identifiés, ainsi que par l’accompagnement dans la mise en place d’une stratégie pertinente adaptée
à la situation de la personne.
Trois catégories d’actions de réduction des risques et des dommages appropriables
par tout professionnel de premier recours
Ces actions doivent pouvoir être réalisées sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours à une orientation
ou un accompagnement spécialisé en addictologie. L’objectif est de témoigner de l’attention portée
aux besoins des personnes consommatrices d’alcool en intégrant dans les actes réalisés des actions
concrètes et immédiates pour identifier et réduire les risques.
1. Communication et information aux personnes
 Rendre visible et audible qu’il est possible de « faire avec l’alcool » tout en réduisant ses
risques
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Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour communiquer sur les objectifs
et l’appropriation d’une démarche de RdRD alcool visant à engager la personne vers une réflexion
et une pratique de sécurisation des consommations d’alcool.
Informer sur l’approche RdRD alcool peut être une stratégie efficace pour encourager des comportements
favorables à l’amélioration de la santé globale de la personne.
Les personnes consommatrices d’alcool ont tendance à garder leurs inquiétudes pour elles, ou à ne
pas les partager avec les professionnels de santé. Pour faciliter leur prise en charge, il est donc primordial
que les professionnels de premier recours envoient des signaux positifs et prennent l’initiative
de l’échange pour encourager les personnes à s’exprimer librement sur leurs besoins, sans les renvoyer
uniquement vers un suivi ou une orientation spécialisée en addictologie.
À cet effet, la communication et l’information sur l’approche RdRD alcool et ses objectifs sont un levier
qui peut faciliter et orienter les échanges.
 Fournir par tout moyen des conseils de prévention et de RdRD alcool ainsi que des informations
sur les dispositifs spécialisés
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour mettre à disposition une information
adaptée relative aux repères de consommation, aux actions de RdRD alcool qui peuvent être
menées par les personnes ainsi que sur les dispositifs qui peuvent proposer un soutien.
De nombreux supports de communication peuvent être utilisés, tels que des affichettes, une signalétique
appropriée, des messages incitant à identifier les risques pris ou encourus et à adopter des
comportements de sécurisation des moments d’alcoolisation (cf. annexe 9 sur les actions de RdRD
liés aux alcoolisations importantes/binge drinkings et annexe 10 sur les actions de RdRD alcool pour
le tout un chacun dans la vie courante), des messages incitant à solliciter du soutien pour mieux gérer
ses consommations ou les risques encourus, des informations sur les dispositifs d’accompagnement
spécialisé et sur les personnes ressources mobilisables, etc.
 Toujours rappeler qu’il y a des bénéfices à prendre soin de sa santé, même et surtout en
cas de consommation d’alcool
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour encourager une action sur les
risques en vue d’améliorer la situation et/ou la santé de la personne.
Rappeler les bénéfices à prendre soin de sa santé peut aider la personne consommatrice d’alcool
à adopter des comportements plus vertueux tout en offrant des alternatives positives à l’observation
de sa consommation d’alcool.
Ces bénéfices peuvent être de plusieurs ordres : amélioration de la santé physique et mentale, amélioration
du parcours de soins, amélioration ou meilleur équilibre de vie, amélioration des relations
sociales, meilleure intégration professionnelle, etc.
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2. Accueil et postures professionnelles
L’approche RdRD alcool ou comment créer un climat de confiance. L’approche RdRD alcool consiste
à adopter des attitudes bienveillantes pour aider la personne à se sentir à l’aise et en confiance
pour exprimer ses besoins et préoccupations. Il est important d’être attentif à la communication non
verbale, de tenir compte du contexte et de faire preuve d’empathie pour comprendre les difficultés de
la personne à s’exprimer. Il est également recommandé d’anticiper les besoins de la personne pour
mieux y répondre.
 Signifier clairement à toute personne qu’elle est la bienvenue « telle qu’elle est » :
 en adoptant des postures signifiant le non-jugement ;
 en prenant en compte la réalité de ses consommations d’alcool.
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour créer un cadre inclusif pour
tous.
Il est essentiel de faire comprendre aux personnes qu’elles sont les bienvenues, sans porter de jugement
sur qui elles sont et sur leur mode ou le niveau de leurs consommations d’alcool. Cela doit permettre
de créer un environnement accueillant et inclusif pour tous, où chacun peut se sentir à l’aise et
bénéficier du service pour lequel il s’est mobilisé.
La démarche d’inclusion est un élément clé pour assurer le succès de l’accompagnement, et cela
commence notamment par la communication d’un message clair et positif. En soulignant l’acceptation
de chacun, il est possible de créer un esprit de convivialité qui rendra les actes réalisés plus efficaces.
 Faciliter l’échange et la libre parole :
 en reconnaissant les difficultés qu’il y a à parler d’alcool ;
 en reconnaissant les efforts que cela peut représenter pour la personne autant que pour les
professionnels.
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour permettre l’échange de parole,
redonner confiance et reconnaître les initiatives de la personne à vouloir prendre soin d’elle.
L’objectif est de renforcer et faciliter les relations personnelles, de mieux comprendre les besoins de
chacun et d’encourager la confiance mutuelle. Toutefois, il peut être difficile pour certaines personnes
consommatrices d’alcool de s’exprimer librement, même dans un environnement positif et accueillant.
Il est donc important de comprendre les obstacles de chacun, de les reconnaître et de valoriser les
initiatives constructives. Ce processus peut nécessiter des efforts et des ajustements pour repérer et
répondre aux demandes parfois difficiles à formuler.
 Proposer des RDV tenant compte de l’organisation des consommations des personnes
en difficulté avec l’alcool :
 en recherchant les moments les plus adaptés aux modes de consommation ;
 en repérant avec la personne les difficultés qui pourraient mettre en échec la présence au
rendez-vous.
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Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé dans l’observance des rendez-vous
en repérant les moments les plus compatibles avec l’organisation quotidienne de la personne.
Il est important de prendre en compte l’organisation des consommations d’alcool mise en place par la
personne dans son quotidien au moment d’organiser les créneaux de rendez-vous car cela peut avoir
un impact sur leur capacité à suivre l’accompagnement proposé.
Par exemple, si une personne a besoin de boire de l’alcool le matin pour éviter les symptômes de
sevrage, il peut être difficile pour elle de se rendre à un rendez-vous en début de journée. En fin de
compte, l’objectif est de s’assurer que la personne est en mesure de se présenter au rendez-vous sans
être confrontée à des difficultés supplémentaires et pour ne pas risquer une rupture du lien et de l’accompagnement.
 Maintenir le lien avec la personne :
 en initiant les reprises de contact ou la reprogrammation de rendez-vous ;
 en ayant une vigilance sur les sentiments de honte ou de culpabilité identifiés comme des
causes du non-recours.
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour s’assurer que la personne
reçoit un accompagnement régulier et adapté en prenant l’initiative du maintien de lien et de la
reprise de contact s’il a été interrompu.
Il est important de rester en contact régulièrement avec la personne et de se questionner en cas d’absentéisme.
Les rendez-vous manqués doivent être reprogrammés pour éviter d’enfermer la personne
dans un sentiment de honte, de culpabilité, d’échec et de résignation. Il est également important de
montrer à la personne qu’elle est toujours la bienvenue pour reprendre contact à tout moment, même
si elle a manqué des rendez-vous précédents. Il peut être utile de souligner l’importance de la continuité
dans le parcours de la personne, en abordant ou offrant des solutions pour l’aider à surmonter
les obstacles qui peuvent rendre le rendez-vous incertain.
3. Premiers réflexes et premières actions à mener auprès des personnes
 Sensibiliser la personne à l’importance de la satisfaction des besoins primaires :
 en intervenant sans délai sur l’hydratation, l’alimentation, le repos/sommeil ;
 en informant et en sensibilisant la personne sur l’observation de ces risques.
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour repérer, sensibiliser et faire
des recommandations sur les réflexes à adopter en situation de consommation d’alcool, notamment
sur les besoins primaires.
Le repérage des besoins, les conseils et le soutien en matière de besoins primaires sont des actes de
RdR alcool à systématiser, particulièrement en cas de perte d’autonomie dans la vie quotidienne. Il est
important de rappeler et d’informer que les besoins primaires non satisfaits peuvent avoir un impact
sur la santé mentale et physique des personnes et augmenter les consommations ou les risques liés
à la consommation d’alcool. Cela peut inclure des conseils sur la nutrition, des informations sur l’importance
de l’hydratation et de la préservation du sommeil, ainsi que des solutions concrètes pour
aider les usagers à combler ces besoins.
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Hydratation : il est important de boire suffisamment d’eau pour maintenir une bonne hydratation du
corps. L’alcool a un effet déshydratant qui peut aggraver l’état de santé, en particulier lorsqu’il est
consommé en grande quantité. Il est recommandé de boire de l’eau entre les verres d’alcool et notamment
en cas de forte chaleur. Cette information est à communiquer de manière systématique. Certaines
personnes ont besoin d’aide pour mettre en place des solutions au quotidien pour assurer une
hydratation suffisante.
Alimentation : il est important de noter que l’alcool désorganise l’alimentation. Il peut modifier le goût,
entraîner une perte d’appétit, se substituer aux repas, générer une malabsorption de nutriments, des
vomissements. Ces perturbations alimentaires peuvent aggraver les situations (pics d’alcoolémie plus
élevés). Les personnes qui consomment de l’alcool régulièrement peuvent souffrir d’une carence en
nutriments essentiels. Pour y remédier, il peut être nécessaire de repérer les habitudes alimentaires
et utile de fournir des incitations pour encourager une alimentation saine, de consulter un diététicien
pour obtenir des conseils sur la nutrition, ou même de proposer une livraison de repas pour aider à
maintenir une alimentation équilibrée. Il est important de prendre en compte l’impact de l’alcool sur
l’alimentation pour rechercher des solutions adaptées à la personne.
Repos, sommeil : l’alcool fatigue l’organisme, ce qui peut affecter la qualité du sommeil et plus largement
la santé et la qualité de vie (221). Il est donc important d’observer l’état de fatigue et la qualité de
sommeil des personnes afin d’identifier des solutions d’amélioration. Les activités de bien-être, comme
la méditation et le yoga, peuvent aider à prendre des temps de repos, à réduire le stress et à favoriser
un sommeil réparateur. Il est également recommandé de consulter un spécialiste si la personne rencontre
des problèmes de sommeil. En effet, la fatigue et les troubles du sommeil peuvent être un
facteur aggravant des consommations d’alcool.
 Trouver des solutions concrètes et adaptées à chaque personne pour réduire les épisodes
de suralcoolisation et leurs conséquences ainsi que prévenir les accidents de sevrage
non encadré :
 en identifiant et agissant sur les situations de vie qui désorganisent les consommations ;
 en soutenant la personne lors des périodes critiques de prise de risques ou de contrainte de
modification des modes de consommation.
Les professionnels de premier recours peuvent jouer un rôle clé pour repérer et prévenir les
situations à risque de désorganisation des consommations.
Une consommation d’alcool très importante et inhabituelle ou à l’inverse un arrêt brutal non accompagné
par un professionnel spécialisé sont des risques majeurs à éviter. Pour rappel, l’alcool est une
substance psychoactive dont les surdoses ou le manque peuvent entraîner la mort. Il est donc important
de repérer si la personne court le risque de se retrouver dans une telle situation. Il est alors important
de l’informer sur les risques qui y sont liés ainsi que de rechercher avec elle des stratégies
pour les éviter.
Il est important de prêter une attention particulière aux situations d’arrêt soudain et non supervisé. Ces
situations surviennent fréquemment lorsqu’une personne subit des contraintes (par exemple, une hospitalisation
imprévue et incompatible avec le maintien de l’usage d’alcool) ou prend une décision volontaire
d’arrêt pour tenter d’améliorer sa situation ou accéder à un service (hospitalisation par
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exemple). En ce cas, la prévention du delirium tremens est une urgence vitale (hydratation, prévention
anxiolytique et anti-convulsivante à base d’une benzodiazépine à demi-vie longue, vitaminothérapie
B1) qui relève des professionnels de santé et pourra justifier un accueil dans un environnement médicalisé.
Glossaire des termes utilisés
Communication/information : action de communiquer des informations sur la réduction des risques
et des dommages (RdRD) pour encourager des comportements favorables à l’amélioration de la santé
globale de la personne.
Désorganisation des consommations d’alcool : déséquilibre quantitatif ou perturbation momentanée
des pratiques de consommation habituelles.
Dispositifs d’accompagnement : ensemble des mesures proposées pour soutenir les personnes en
difficulté avec leurs consommations d’alcool.
Gestion des risques : ensemble des actions préventives ou de sécurisation mises en place pour réduire
les risques encourus ou pris liés à la consommation d’alcool.
Non-recours : fait de ne pas solliciter ou ne pas accéder aux aides nécessaires pour remédier aux
difficultés rencontrées, qu’il s’agisse de difficultés liées à la consommation d’alcool ou toute autre difficulté.
Pratiques de consommation : manières concrètes d’exercer l’activité de consommation d’alcool. Ensemble
des situations en contexte liées à la consommation d’alcool. Rituels et habitudes de consommation
pris dans des environnements particuliers et variés, propres à chacun.
Sécurisation : actions de soutien mises en oeuvre pour intervenir sur les risques immédiats pris et/ou
encourus par une personne consommatrice d’alcool. Soutien adapté aux vulnérabilités particulières
qui empêchent la personne concernée de se protéger et/ou d’activer les actions d’auto-protection nécessaires
au maintien de sa sécurité et de la satisfaction de ses besoins.
Stigmatisation : processus de dévalorisation sociale qui affecte les personnes ayant des comportements
« hors normes » ou considérés comme inappropriés.
Sur et sous-alcoolisation : niveaux de consommation inhabituels à la hausse ou à la baisse qui majorent
les risques.

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